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Différences entre l'archéologie sous-marine et subaquatique
Cacher les mots clés - Mise à jour : 13/08/2008


L’archéologie subaquatique et l’archéologie sous-marine ont en commun le milieu d’exercice aquatique, néanmoins, il faut faire la distinction entre ces deux catégories dont la première se pratique dans les eaux douces et fermées des lacs et rivières, et la seconde, dans les eaux salées et ouvertes de la mer. En effet, en France, la notion commune d’archéologie “sous l’eau” (de l’anglais underwater Archeology) a été dépassée pour distinguer, que ce soit sur le plan juridique comme scientifique, l’archéologie sous-marine de l’archéologie subaquatique. Il faut cependant noter que l’archéologie “sous l’eau” n’est toutefois qu’une branche de l’archéologie au sens large et ses principes ainsi que ses méthodes sont identiques à ceux de l’ archéologie terrestre.

Archéologie sous-marine et subaquatique se différencient donc sur un certain nombre de points.
Concernant l’aspect technique, les conditions d’intervention notamment, peuvent être assez différentes selon que l’on plonge en mer ou en lacs et rivières. Par exemple, en mer, on sera confronté aux problèmes de profondeur, tandis qu’en milieu lacustre il sera plus question de visibilité.
Egalement, il existe une différence de statut juridique entre les eaux intérieures et le domaine public maritime. Cette divergence a notamment abouti à une organisation des deux activités selon des structures distinctes.
La DRASM (Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines) pour l’archéologie sous-marine, et CNRAS (Centre national de Recherches Archéologiques Subaquatiques) pour l’archéologie subaquatique.
C’est surtout la nature des sites découverts et donc les thèmes de recherche qui font la différence entre les deux activités.
L’archéologie sous-marine se caractérise particulièrement par la découverte et l’étude d’épaves, quelle que soit la nature des sites submergés dans les eaux de la mer. Tandis que l’archéologie subaquatique se distingue par son caractère environnemental, puisque les sites, en espace clos et défini, ont une relation d’interdépendance avec leur milieu.

LEGISLATION FRANçAISE EN MATIÈRE D’ARCHÉOLOGIE SOUS-MARINE

Concernant la sauvegarde du patrimoine archéologique sous-marin, la France est l’un des premiers pays à se pourvoir, dès 1961, d’une legislation visant à protéger les épaves qui présentent “un intérêt archéologique, historique ou artistique”.
Cette loi rend alors obligatoire la déclaration de toute découverte archéologique, affirmant la préemption de l’Etat sur les épaves n’ayant pas de propriétaire connu, et soumettant à autorisation toute intervention sur un site homogène. En revanche, concernant les objets isolés, ces derniers pouvaient être remis à leur découvreur après déclaration si l’intérêt archéologique ne s’y opposait pas.

Dès 1966, la DRASM (Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines) est créée au sein du Ministère de la Culture afin d’assurer la sauvegarde et la protection juridique et physique du patrimoine archéologique sous-marin. Son domaine d’action s’étend sur l’ensemble des eaux territoriales françaises.
Cet organisme est alors chargé d’assurer la mise en valeur, l’étude et la protection du patrimoine archéologique sous-marin.
Pour ce faire, la DRASM recense et expertise les découvertes avant d’en dresser la cartographie. Elle délivre les autorisations de prospection, instruit les dossiers de demande de fouilles auprès du Ministère de la Culture et contrôle leur exécution sur le terrain.
La DRASM joue également un rôle de collecte et de diffusion des informations, par la documentation, la production de publications et la formation aux techniques archéologiques.
Enfin, en relation avec les administrations, elle contrôle l’application de la règlementation en vigueur et assure la protection des sites archéologiques sous-marins.

En 1989, face à l’évolution de l’ archéologie sous-marine, la législation se précise en adoptant des mesures concernant les biens culturels maritimes : cette loi spécifique à l’archéologie élargit la notion de biens culturels maritimes en incluant tous les vestiges et biens présentant un intérêt “préhistorique, archéologique ou historique... situés dans le domaine maritime...” , et donc non plus seulement les épaves.
De plus, par cette nouvelle loi, le champ d’application est étendu au delà du domaine public maritime.
La propriété de l’Etat sur les biens culturels n’ayant pas de propriétaire connu est maintenue ainsi que l’obligation de déclaration.
En revanche, dorénavant, toute intervention sur une découverte de bien culturel est soumis à autorisation préalable, afin d’éviter tout déplacement ou prélèvement arbitraire.

La Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines est devenue le 4 janvier 1996 le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. C'est un service national délocalisé à Marseille et à Annecy, relevant de la direction du patrimoine (sous-direction de l'archéologie) du ministère de la Culture.

LEGISLATION FRANçAISE EN MATIÈRE D’ARCHÉOLOGIE SUBAQUATIQUE

Jusqu’en 1980, la recherche archéologique subaquatique était laissée à la complète initiative des chercheurs, amateurs et professionnels.
Néanmoins, face au foisonnement de tentatives et d’expériences dans cette discipline, il a été nécessaire de créer une structure capable de codifier les méthodes, d’harmoniser le recherches et de rentabiliser les équipements. En 1980, le ministère de la Culture créait le CNRAS Centre National de Recherches Archéologiques Subaquatiques.

Le CNRAS est habilité à intervenir en milieu immergé (“milieu où l’exploration archéologique ne peut être menée à bien sans avoir recours à la plongée”), mais également concernant les milieux humides (tourbières, nappes phréatiques...).

De plus, le CNRAS a développé un laboratoire de traitement des objets ayant séjournés dans un milieu saturé en eau. Très fragilisés et gorgés en eau, ces objets nécessitent un traitement conservatoire immédiat, qui est pris en charge au sein du CNRAS.

Le CNRAS se distingue de la DRASM par son champs de compétences et ses attributions adminnistratives.

La compétence du CNRAS s’étend à l’ensemble du territoire national, hors zones littorales.
Contrairement à la DRASM, le CNRAS ne délivre pas d’autorisations de fouilles car le patrimoine archéologique situé en lacs, étangs, rivières ou fleuves est en réalité régit par la même loi que pour n’importe quel gisement terrestre. Donc, il est interdit d’effectuer à ces endoits des fouilles ou sondages sans avoir obtenu au préalable l’autorisation.

En cas de découverte fortuite (au cours de travaux ou autre), il est obligatoire d’en faire la déclaration au maire qui doit transmettre au préfet. De plus, il est conseillé de prévenir directement le CNRAS ou la DRAC (Direction Régionales des Affaires Culturelles) qui assure le suivi des dossiers.



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